Les effets et la musique

Toute question ou remarque par rapport à ce tuto peut être postée dans le topic suivant : http://www.urban-terror.fr/forums/viewtopic.php?f=67&t=9425

 

LES EFFETS ET LA MUSIQUE

 

1. CHOISIR SA MUSIQUE


La musique est très importante dans une vidéo. Une fragmovie à la bande son mal choisie devient vite ennuyante. Pour un maximum de succès, il faut utiliser une musique à la fois vivante, originale, est généralement appréciée.

 

2. LA SYNCHRO SON/IMAGE

 
C’est ce qui rend une vidéo vivante. Que ce soient des effets, des frags, des changements de plans, ils doivent être le plus possible en rythme avec la musique.

Il suffit de placer un frag , une transition ou un rapide changement de couleurs, de luminosité, de contraste lorsqu’il y a un changement d’intensité, de rythme, de hauteur… dans la musique.

Par exemple, pour un clignotement, quand on entend des percussions, découper une séquence image par image, modifier une image sur deux (changer le gamma, l’opacité, la luminosité, etc.).
Si la musique est rapide, des « sauts d’images » (couper environ une seconde d’un clip) répétés.
Bref, il y a beaucoup de possibilités.

 

3. LES COULEURS

 
Les couleurs originales du jeu sont pour la plupart des maps fades, une correction de couleurs ne peut que rendre la vidéo plus attrayante.
Pour ce faire, vous devrez appliquer à vos séquences des effets vidéo. Si votre logiciel vous le permet,  je vous conseillé d’avoir une piste vidéo pour chaque map, et d’appliquer ces effets à chacune des pistes pour ne pas à avoir à appliquer chaque effet à chaque clip.
Les différents paramètres que vous pouvez changer pour obtenir les couleurs que vous désirez sont :

  • la luminosité
  • le contraste
  • la saturation
  • le gain
  • le gamma
  • le décalage
  • les couleurs (courbes, roues...)
  • lueur

Il est évidemment préférable de pouvoir appliquer plusieurs effets à une même piste.
La meilleure méthode pour obtenir le résultat voulu est de régler chaque effet un par un. Par exemple, appliquer un effet de correction de luminosité, régler les paramètres tels qu’on le désire, puis ajouter un effet de courbes de couleurs, l’ajuster, etc.

Une autre méthode consiste à placer sur une piste au dessus de votre clip un dégradé (il est facile d'en créer un dans la plupart des logiciels) de deux couleurs ou plus, de réduire son opacité et de changer le mode de composition. Ajustez le tout, et le tour est joué.
Faites tout de même attention à ne pas avoir une image trop sombre, trop lumineuse ou trop contrastée. N’hésitez pas à demander l’avis de quelqu’un d’autre.

 

4.LES FILTRES

 
Flous, effets de couleurs, bruit, grain, sépia, inversion, rayons, déformations, effet TV... ils sont légion. Synchronisés avec la musique et/ou un frag, combinés avec un ralenti, ils peuvent changer l’ambiance d’un clip. Pour dynamiser le tout, rien de mieux qu’animer votre effet, avec un système d'image clé (deux valeurs de l'effet différentes à deux moments donnés et une variation progressive de la valeur de l'effet entre ces deux images), présent dans les logiciels assez complets. Un petit exemple : faire varier la luminosité de l’image progressivement (une image clé à valeur nulle pour la première image du clip,  une deuxième image clé au milieu du clip à une valeur supérieure, et une dernière image clé à valeur nulle à la fin du clip).
Attention, les filtres sont à utiliser avec modération.

 

5. LES TRANSITIONS


Les transitions sont essentielles dans une vidéo. Comme les effets, elles rendent la vidéo plus dynamique, plus vivante. Elles sont elles aussi nombreuses (fondu enchaîné, linéaire, iris, déplacements 3D, zooms…), plus ou moins esthétiques ou originales. A vous de choisir lesquelles utiliser. Si aucune d’elles ne vous inspire, vous pouvez avec un logiciel qui le permet, en créer vous même avec le système d’images clés.

 

6. LES RALENTIS ET LES ACCELERES


Les ralentis sont une bonne façon de mettre en valeur un frag ou n’importe quoi d’autre dans votre vidéo. Il y a deux façons de les réaliser :

  • pendant l’enregistrement (la capture) de la démo en fichier .avi
  • avec votre logiciel de montage

Chacune de ces solutions a des avantages et des inconvénients.
La première permet des ralentis sans perte de fluidité car le nombre d’images par seconde reste le même. Je conseille de faire des binds pour l’importance des ralentis (/bind x timescale y, 1 étant la valeur par défaut). Ces binds sont déjà présents dans la .cfg de nexu. L’inconvénient majeur est le fait qu’il faille exécuter les ralentis en temps réel, ce qui n’est pas le cas avec la deuxième solution.
En effectuant les ralentis avec un logiciel de montage, la vidéo perd  en fluidité car le nombre d’image par seconde baisse (en dessous de 20 images par seconde, la vidéo est saccadée). La solution est d’augmenter le nombre d’image par seconde (/cl_aviframerate x) lors de la capture. Par exemple, en enregistrant à 120 FPS, il sera possible de diviser la vitesse de la vidéo par 6 (5 si on veut être prudent).

Les accélérés sont la plupart du temps utilisés pour faire passer rapidement une partie d’une séquence, même s’il est parfois plus esthétique de faire une coupure, voire une transition. Les accélérés peuvent aussi être utilisés plus brièvement, par exemple entre deux frags séparés d’une courte durée pour qu’ils soient synchronisés avec la musique. L’utilisation de flou de mouvement peut rendre un accéléré plus esthétique.